mardi, février 05, 2008

Les liens du sang


Ce soir, je suis retourné au ciné avec mon topain Marsu (pour changer).

Au programme, "Les Liens du sang", réalisé par Jacques Maillot (qui n'a d'ailleurs pas fait grand chose de connu pour le moment) avec Guillaume Canet et François Cluzet.


Vous avez vu La Nuit nous appartient ? C'est simple : c'est grosso merdo le même pitch (pas la brioche, hein, je te vois venir Bot Google avec ton humour vaseux) : deux frêres, fin des années 70 (années 80 pour La nuit nous appartient), l'un d'entre eux est flic (le genre bien intégre et tout) et l'autre baigne dans des activités pas forcemment recommandables (sauf pour les intégristes de la moustache sans concession). Attention, quand je dis qu'il est un truand, ça veut pas dire que c'est un enculé. Je me permettrais pas d'être vulgaire. C'est juste un pauvre mec avec des valeurs, certes, mais qui ne fait pas toujours les bons choix, et qui lutte pour sa survie.

Vous vous doutez bien, leur milieux professionnels vont forcemment se croiser, les confrontant à des choix.
Là où les liens du sang se différencie de la nuit nous appartient (quel drole de titre), c'est dans la narration. Ici, on rentre beaucoup plus dans le détail, on rentre dans la vie de nos protagonistes.

Pourquoi être allé voir ce film et ne pas avoir regardé Pekin Express (strop bien) ? Tout simplement car Pekin Express est enregistré sur ma freebox, et que j'aime beaucoup les acteurs principaux !
Canet est très bon dans son rôle, il fait du Canet classique, mais toujours impeccable. A l'inverse, chapeau bas à Cluzet à qui je remet d'ailleurs le prix de la moustache d'or.
C'était une belle prise de risque de choisir ce rôle à contre emploi (oui il joue le malfrat moustachu et permanenté) et s'en sort relativement bien. Certes, on a du mal à zapper l'image du Cluzet habituel, avec sa classe verbale et son phrasé impeccable, notamment dans les séquences où il sort de ses gonds, mais il a la classe totale quand même (mais pas autant que Magnum, quand même.)


Quand je serais grand, je seras moustachu !

Alors faut le voir ou pas ce film ? Si vous aimez les films d'ambiance, les films sombres et intelligents, oui allez y. Bon, c'est évident, il faut aimer le cinéma, et ne pas avoir peur de se faire un peu chier parfois, pour au final se croire en 1979 à danser sur Sugar Baby Love avec Cluzet.


Cluseau / Cluzet : même combat.

Sinon, allez voir Astérix, et creuvez, tas d'incultes !

La petite bande annonce qui va bien :

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